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Pierre GARDEIL 

(Astaffort, 11 mars 1932  - Agen, 14 septembre 2010)

Famille

   Il est le fils de Jean Gardeil, biscuitier à Astaffort (Lot-et-Garonne), et d’Yvonne Cabannes. Il a trois frères, Jacques, mort en déportation, André, François, qui furent biscuitiers à Astaffort, et une sœur, Marie-Thérèse.

   Marié à Simone Seube (1933-2019), il est le père de quatre enfants, Geneviève, Jean-François, Pierre-Antoine et Jacques.

Formation 

   École Saint-Joseph de Lectoure, Lycée Pierre de Fermat de Toulouse, Faculté des Lettres de Toulouse (Maîtrise de philosophie).

Parcours

Le professeur et directeur

 

   Pierre Gardeil enseigne d’abord la philosophie au lycée Lapérouse à Albi (1953-1954), puis la philosophie et les lettres dans l’établissement Saint-Joseph de Lectoure (Gers) où il a fait ses études secondaires. Tout en restant professeur, il sera le directeur du lycée (Saint-Jean) de 1967 à 1986.

Son activité de directeur se signala par une responsabilisation marquée des professeurs de l’établissement, et le développement d'activités théâtrales et surtout musicales: le chœur des Chanteurs de Saint-Jean donnera des concerts - essentiellement des oratorios baroques - à partir de l'année 1973, et s'y s'affirmeront des vocations de solistes. Ce chœur,  toujours en activité, reste un élément fort de la personnalité du lycée.

   Il fonde aussi à Astaffort un petit collège hors contrat portant le nom d’un écrivain qui est pour Pierre Gardeil un modèle : Georges Bernanos.

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L'écrivain

 

   Au début des années 70, la pensée de René Girard le passionne. Il en sera bientôt le vulgarisateur et le diffuseur par des conférences, puis par des publications d'articles où il prolonge sa pensée sur le terrain de la théologie et de l'analyse littéraire.

 

   En 1983, Pierre Gardeil fonde une revue de culture générale principalement à l’intention de ses anciens élèves : Les Saisons de Saint-Jean. Cette revue connaîtra 25 numéros (trimestriels) jusqu'en1989. Sa vocation d'écrivain s'y confirme, dans des articles de philosophie mais aussi des réflexions sur des sujets sociétaux, ainsi qu'une chronique de télévision à tonalité souvent polémique.

 

   En 1997, il publie chez Ad Solem Quinze regards sur le corps livré, vaste réflexion sur la pensée girardienne et sur les perspectives qu'elle offre à la pensée chrétienne, notamment sur l'Eucharistie et la Rédemption. Cet ouvrage, préfacé très élogieusement par René Girard, contient aussi une analyse de certains grands textes dont l'eucharistie semble à l'auteur le principe manifeste.

   Dans Alors, le Bon Dieu, c'est fini?, publié en 1999, il propose à un public non familier de la philosophie un ouvrage plus court et plus abordable qui expose l'essentiel de son message.

 

   Suivront Mon livre de lectures, consacré à la littérature, à l’opéra et au cinéma, et La Monnaie du Pape, essai sur les indulgences.

   Pierre Gardeil se met aussi à l'écoute de sa mémoire et publie trois recueils de souvenirs d'enfance, Le Feu sans lieu, Le Levain de village (préfacé par Michel Serres) et Mon grand-père aussi avait un grand-père.

 

   Il participe à la revue catholique KEPHAS, en tant qu'auteur et que membre du comité de rédaction. (2002-2010)

   Il s’engagé toute sa vie dans le festival des Nuits Musicales en Armagnac, depuis sa création en 1968. Il en est notamment le directeur artistique puis le président.

   Pierre Gardeil s’éteint à Agen le 14 septembre 2010.

Ouvrages

- Quinze regards sur le corps livré, 1997, Éditions Ad Solem (Genève). Préface de René Girard

- Alors, le Bon Dieu, c'est fini ? 1999, Éditions Ad Solem

- La Monnaie du Pape, (2000) , Éditions Ad Solem

 

- Mon livre de lectures (2001), Éditions Ad Solem

- Le Feu sans lieu, Kephas (2004) (Angers)

- Le Levain de village, Kephas, 2008. Préface de Michel Serres. 

- Mon grand-père aussi avait un grand-père, 2010, Éditions Dialogues.fr (Brest)

- Lot-et-Garonne, terre fertile, 1989, Loubatières (Toulouse) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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